GARLABAN

Croix de Garlaban 714m

    CE N'EST PAS UNE COLLINE ,                              CE N'EST PAS UNE MONTAGNE , 
C'EST  GARLABAN.

                                                                                    Marcel Pagnol

Description de la zone

 

Le massif du Garlaban est le prolongement vers le sud-est du massif de l'Etoile.

Il est séparé de ce dernier par la dépression qu'emprunte la N 8 bis et le Jarret.
Vers l'Est et au Sud, la vallée de l'Huveaune forme une limite naturelle.
Cependant, la colline de Roquevaire peut être rattachée, par sa végétation comme
par sa géomorphologie, au massif du Garlaban. Au Nord, la dépression jalonnée
par Cadolive, Peypin et la Destrousse le sépare du massif du Terme et des collines
de Cadolive. Sa hauteur modeste, 729 m, ne permet pas le développement d'étages
de végétation bien typés. De même, la structure topographique tabulaire et non en arrête est-ouest du Garlaban, font que les oppositions de versants sont moins nettes que pour les autres massifs du département. Néanmoins, la relative uniformité du massif, qui en découle, est compensée par une topographie variée.
Le massif du Garlaban peut être considéré comme une vaste plateforme entaillée
très profondément par un ensemble de ravins et de vallons. De la ligne de crête
la plus élevée, marquée par une série de sommets (Tête rougeTaouméGarlaban …)descendent vers la plaine une série de vallons à pentes parfois très rapides (Grand Vallon, Ravin de Garlaban, vallons de Passetemps, des Escaouprès, de l'Amandier …). Du fait de la proximité de Marseille, le massif a été parcouru par tous les naturalistes provençaux et reste un lieu d'excursion classique pour les Marseillais.

Le massif du Garlaban possède une grande richesse floristique, avec surtout

une dominance d'une flore xérophile. Les formations boisées y sont rares. Les garrigues à Chêne kermès ou à Ajonc à petites fleurs y sont répandues et favorisées par les incendies.

Elles voient se développer des espèces rares comme le Picris pauciflore,
le Gaillet sétacé, ce dernier aussi sur les rochers aux expositions chaudes, et divers ophrys parmi lesquels deux espèces endémiques, l'Ophrys brillant et l'Ophrys de Provence. La végétation des croupes élevées est moins typique qu'elle ne l'est sur les massifs plus élevés du département.

On y observe cependant localement des landes à Genêt de l'Obel. Les éboulis sont fréquemment colonisés par la formation à Sabline de Provence, propre aux reliefs littoraux entre Marseille et Toulon. Les rochers et falaises aux expositions chaudes portent la végétation à Doradille de Pétrarque 
et sa variante à Cheilanthès acrostic. On y observe localement le Lavatère maritime ou le Gaillet sétacé (Grand Vallon, Bec Cornu, Vallon de Passetemps) 

Les falaises exposées au nord permettent très localement un développement limité de l'association à Doradille des sources. Le fourré à Myrte, répandu dans les vallons chauds et relativement humides des reliefs littoraux, réapparaît très localement dans le massif du Garlaban, à Lascours au Vallon de la Culasse. Les parcelles cultivées et leurs abords, dans les secteurs d'Allauch et de la Treille sont particulièrement riches lorsqu'elles ne sont pas ou peu traitées (cultures cynégétiques …) avec des espèces devenues très rares comme l'Anémone couronnée, la Bugrane sans épine, l'Esparcette à dents égales (espèce de la Méditerranée centrale et orientale, connue du Garlaban, sur quelques mètres carrés depuis 1859), la Gagée des champs, la Garidelle, la Phléole en alène, la Roemérie hybride, la Scille fausse jacinthe ou la Tulipe oeil-de-soleil.Cette dernière accompagne la Tulipe de l'Ecluse sur les terrasses cultivées de Roquevaire.